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Expertise · Saint-Côme Avocats

Entreprises en difficulté & procédures collectives

Prévenir, négocier, protéger : face aux difficultés, le cabinet accompagne dirigeants, créanciers et repreneurs – du mandat ad hoc au plan de redressement, jusqu’à la reprise d’entreprise à la barre du tribunal.

Plus une entreprise consulte tôt, plus les solutions sont nombreuses — et moins elles sont contraignantes. Le cabinet a développé une expertise particulière en droit des entreprises en difficulté : nous intervenons aux côtés des dirigeants, des créanciers et des repreneurs, ainsi qu’aux côtés des mandataires judiciaires, en nous appuyant sur un réseau de partenaires habitués à la gestion de crise.

Anticiper : les procédures amiables et confidentielles

Tant que l’entreprise n’est pas en cessation des paiements depuis plus de 45 jours, elle peut négocier avec ses principaux créanciers dans un cadre confidentiel, sous l’égide d’un tiers désigné par le président du tribunal :

  • le mandat ad hoc, souple et sans durée imposée, pour ouvrir une négociation avec les banques, les bailleurs ou les fournisseurs ;
  • la conciliation, limitée dans le temps, qui peut aboutir à un accord constaté ou homologué par le tribunal ;
  • l’étalement des dettes fiscales et sociales auprès des administrations, et les délais de grâce que le juge peut accorder, dans la limite de deux ans.

Voir aussi : anticiper les difficultés de son entreprise, retour sur notre conférence.

La cessation des paiements : un délai de 45 jours

Une entreprise est en cessation des paiements lorsqu’elle ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Le dirigeant doit alors, dans les 45 jours, demander l’ouverture d’une procédure collective — sauf à avoir sollicité une conciliation dans ce délai. Une déclaration tardive peut engager sa responsabilité personnelle et justifier une interdiction de gérer.

Les signaux d’alerte

  • retards de paiement des cotisations sociales ou des impôts ;
  • tensions avec la banque : découvert non autorisé, refus de renouvellement des lignes ;
  • fournisseurs exigeant un paiement comptant ;
  • procédure d’alerte déclenchée par le commissaire aux comptes ;
  • capitaux propres devenus inférieurs à la moitié du capital social, qui obligent à consulter les associés.

Les procédures collectives

Le jugement d’ouverture offre à l’entreprise une respiration : les poursuites individuelles des créanciers sont arrêtées, les dettes antérieures sont gelées et le cours des intérêts est, en principe, suspendu.

La sauvegarde

Ouverte à l’entreprise qui rencontre des difficultés qu’elle ne peut surmonter, avant la cessation des paiements. Le dirigeant conserve la gestion ; la période d’observation débouche sur un plan de sauvegarde, d’une durée maximale de dix ans.

Le redressement judiciaire

Ouvert à l’entreprise en cessation des paiements dont le redressement n’est pas manifestement impossible. Un administrateur judiciaire peut assister ou représenter le dirigeant ; la procédure aboutit à un plan de continuation ou à la cession de l’entreprise.

La liquidation judiciaire

Prononcée lorsque le redressement est manifestement impossible. Le liquidateur réalise les actifs et règle les créanciers selon leur rang. Pour l’entrepreneur individuel disposant de peu d’actifs, le rétablissement professionnel permet d’effacer certaines dettes sans liquidation.

Défendre le dirigeant

La procédure collective de la société ne rend pas, en principe, le dirigeant responsable de ses dettes. Mais des actions peuvent être engagées contre lui : responsabilité pour insuffisance d’actif en cas de faute de gestion — la simple négligence ne suffit pas —, faillite personnelle, interdiction de gérer. Le dirigeant qui s’est porté caution doit aussi mesurer l’effet de la procédure sur ses engagements personnels. Nous le défendons à chaque étape.

Créanciers : faire valoir vos droits

Si votre client ou votre partenaire fait l’objet d’une procédure collective, les délais sont courts et sanctionnés :

  • déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire dans les deux mois de la publication du jugement au BODACC (quatre mois pour les créanciers établis hors de France métropolitaine) ;
  • revendication des marchandises vendues avec clause de réserve de propriété, dans les trois mois de la publication ;
  • relevé de forclusion, dans des conditions strictes, en cas de déclaration tardive ;
  • suivi des propositions de plan et mise en jeu des garanties.

Reprendre une entreprise à la barre du tribunal

La procédure collective d’une entreprise peut être une opportunité pour un repreneur : l’offre de reprise, déposée auprès de l’administrateur judiciaire dans le délai fixé, précise le périmètre repris, le prix, les emplois maintenus et le financement. Le tribunal retient l’offre qui assure le mieux le maintien de l’activité et de l’emploi et le désintéressement des créanciers. Le dirigeant de l’entreprise en difficulté et ses proches ne peuvent, en principe, se porter acquéreurs.

Repérer les opportunités : Actify

Actify.fr, la plateforme officielle du Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires, recense les actifs mis en vente dans le cadre des procédures collectives partout en France : entreprises à reprendre, fonds de commerce, matériels, stocks, immobilier.

Le cabinet se tient à votre disposition pour négocier la reprise de tout actif figurant sur cette plateforme : analyse de l’annonce et de la procédure, rédaction de l’offre, négociation avec l’administrateur ou le mandataire judiciaire, représentation à l’audience jusqu’au jugement de cession. Voir les annonces en cours et notre guide de la reprise.

Pour aller plus loin : qu’est-ce qu’une reprise de société à la barre du tribunal ? et les trois enseignements de notre webinaire.

Votre situation

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Répondez à quelques questions ciblées – moins de 7 minutes – et un avocat du cabinet vous rappelle avec une première lecture de votre dossier.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

Mon entreprise ne peut plus payer ses dettes : que faire, et dans quel délai ?

Si votre actif disponible ne couvre plus votre passif exigible, vous êtes peut-être en cessation des paiements. Vous disposez alors de 45 jours pour demander l’ouverture d’une procédure collective au greffe du tribunal, sauf à solliciter une conciliation dans ce délai. Plus vous consultez tôt, plus les outils disponibles sont nombreux : mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde.

Le mandat ad hoc et la conciliation sont-ils vraiment confidentiels ?

Oui. Ces procédures ne font l’objet d’aucune publicité et toutes les personnes qui y participent sont tenues à la confidentialité. En conciliation, l’accord peut être simplement constaté par le président du tribunal, et rester confidentiel, ou homologué par le tribunal, ce qui le rend public mais renforce ses effets.

Vais-je perdre la direction de mon entreprise ?

Pas nécessairement. En sauvegarde, le dirigeant conserve la gestion. En redressement judiciaire, il reste en fonctions mais peut être assisté, voire représenté, par un administrateur judiciaire. C’est en liquidation judiciaire que le dirigeant est dessaisi au profit du liquidateur.

Suis-je personnellement responsable des dettes de ma société ?

En principe non : c’est tout l’intérêt de la société. Votre patrimoine personnel peut toutefois être exposé si vous vous êtes porté caution, en cas de faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif, ou en cas de confusion entre vos biens et ceux de la société.

Mon client est en redressement judiciaire : comment être payé ?

Déclarez votre créance au mandataire judiciaire dans les deux mois de la publication du jugement au BODACC, même si elle n’est pas encore échue. Les créances nées après le jugement pour les besoins de la procédure bénéficient d’un traitement privilégié. Si vous avez vendu des marchandises avec réserve de propriété, pensez à les revendiquer dans les délais.

Puis-je racheter l’entreprise ou les actifs d’un concurrent en difficulté ?

Oui, dans le cadre d’un plan de cession ou d’une cession d’actifs isolés organisée par le liquidateur. Les délais pour déposer une offre sont courts et l’offre doit répondre à des exigences précises : nous vous accompagnons de l’analyse de l’annonce jusqu’à l’audience.

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