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Expertise · Saint-Côme Avocats

Droit des affaires & des sociétés

Constitution de société, pacte d’associés, contrats commerciaux, cession d’entreprise, marques : le cabinet sécurise chaque étape de la vie de votre entreprise, et défend vos intérêts lorsqu’un conflit éclate entre associés.

Une entreprise se construit sur des actes : des statuts, des contrats, des accords entre associés. Bien rédigés, ils protègent ; rédigés trop vite, ils deviennent les litiges de demain. Le cabinet accompagne dirigeants, associés et investisseurs à chaque étape de la vie de l’entreprise, avec un réflexe constant : anticiper le conflit pour ne pas avoir à le plaider.

Créer et structurer votre société

Le choix de la forme sociale engage l’entreprise pour longtemps : régime social du dirigeant, souplesse de la gouvernance, conditions d’entrée et de sortie des associés, fiscalité. Nous construisons avec vous — et, le cas échéant, avec votre expert-comptable — la structure adaptée à votre projet.

  • Choix de la forme sociale (SAS, SARL, SCI, société holding) et rédaction de statuts sur mesure, plutôt que de modèles standard ;
  • Constitution et immatriculation : apports en numéraire ou en nature, formalités auprès du guichet unique ;
  • Structuration de groupe : création de holding, apport de titres, organisation des flux entre sociétés ;
  • Gouvernance : répartition des pouvoirs, limitations de pouvoirs du dirigeant, comités, conventions réglementées.

Le pacte d’associés : prévoir les désaccords avant qu’ils n’arrivent

Les statuts sont publics et encadrés par la loi ; le pacte d’associés est confidentiel et beaucoup plus libre. C’est l’outil qui permet d’organiser à l’avance ce qui fâche : l’entrée d’un nouvel associé, le départ d’un autre, la valorisation des titres, la prise de décision en cas de désaccord.

  • clauses de préemption et d’agrément, pour contrôler l’arrivée de nouveaux associés ;
  • clauses d’inaliénabilité, pour stabiliser le capital pendant une période donnée ;
  • clauses de sortie conjointe (tag along) et d’obligation de sortie (drag along), pour organiser une cession à 100 % ;
  • clauses de good leaver / bad leaver, qui fixent le prix de rachat des titres d’un associé qui quitte l’entreprise ;
  • engagements de non-concurrence et d’exclusivité ;
  • mécanismes de résolution des blocages : médiation, expertise, clause de rachat forcé.

Vie sociale et opérations sur le capital

Nous assurons le secrétariat juridique de votre société et vous accompagnons dans ses opérations : approbation annuelle des comptes (dans les six mois de la clôture de l’exercice), assemblées extraordinaires, augmentation ou réduction de capital, entrée d’un investisseur, transformation, transfert de siège, dissolution et liquidation amiable.

Des contrats commerciaux qui vous protègent

Vos contrats sont vos premières armes. Nous rédigeons, relisons et négocions les contrats qui structurent votre activité, en tenant compte de votre secteur, de votre rapport de force et des contentieux que nous voyons naître en pratique.

  • conditions générales de vente, que la loi impose de communiquer à tout acheteur professionnel qui en fait la demande ;
  • contrats de distribution, de franchise, d’agence commerciale, de prestation de services, de sous-traitance ;
  • accords de partenariat, de confidentialité, lettres d’intention ;
  • clauses sensibles : limitation de responsabilité, pénalités, résiliation, force majeure, imprévision, attribution de juridiction.

Pour aller plus loin : les leçons de la crise sanitaire pour vos contrats.

Céder ou reprendre une entreprise

Qu’elle porte sur les titres d’une société ou sur un fonds de commerce, une cession se prépare. Nous intervenons côté cédant comme côté acquéreur, en lien avec vos conseils financiers, de la lettre d’intention jusqu’au transfert effectif de propriété.

Les étapes clés d’une cession

  1. Lettre d’intention : périmètre, prix indicatif, calendrier, exclusivité ;
  2. Audit (due diligence) juridique, social, fiscal et financier de la cible ;
  3. Négociation du protocole et de la garantie d’actif et de passif ;
  4. Levée des conditions suspensives : financement, agréments, accord du bailleur ;
  5. Signature définitive (closing), paiement du prix et formalités.

La reprise d’une entreprise en difficulté obéit à des règles particulières : voir notre page entreprises en difficulté et l’article qu’est-ce qu’une reprise à la barre du tribunal ?.

Conflits entre associés

Mésentente durable, abus de majorité ou de minorité, révocation contestée d’un dirigeant, blocage des assemblées : les conflits entre associés mettent en jeu la survie de l’entreprise. Notre priorité est de trouver une sortie — rachat des titres, réorganisation de la gouvernance — avant que la société ne s’enlise.

Lorsque la négociation échoue, nous mobilisons les outils judiciaires adaptés : expertise de gestion, désignation d’un mandataire ou d’un administrateur provisoire de la société en cas de paralysie, action en nullité de décisions abusives, action en responsabilité contre le dirigeant et, en dernier recours, dissolution pour mésentente. Romain Boulet, formé à l’arbitrage, intervient également lorsque les statuts ou le pacte prévoient le recours à un tribunal arbitral.

Marques et propriété intellectuelle

Votre nom commercial, votre logo, vos créations ont une valeur. Nous vérifions leur disponibilité, déposons vos marques en France (INPI), dans l’Union européenne (EUIPO) et à l’international, organisons la détention de vos droits (contrats de cession et de licence de marque) et défendons vos droits face aux atteintes. Voir aussi : comment protéger sa marque ?.

Votre situation

L’une de ces situations est la vôtre ?

Répondez à quelques questions ciblées – moins de 7 minutes – et un avocat du cabinet vous rappelle avec une première lecture de votre dossier.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

SAS ou SARL : quelle forme choisir ?

Il n’y a pas de bonne réponse dans l’absolu. La SAS offre une grande liberté statutaire et son président relève du régime des assimilés salariés ; la SARL est plus encadrée par la loi et son gérant majoritaire relève du régime des indépendants. Le choix dépend de votre projet : nombre d’associés, arrivée d’investisseurs, rémunération du dirigeant, transmission. Nous l’analysons avec vous, et avec votre expert-comptable pour les aspects sociaux et fiscaux.

Un pacte d’associés est-il obligatoire ?

Non, mais il est vivement recommandé dès qu’il y a plusieurs associés. Confidentiel et souple, il permet d’organiser à l’avance l’entrée et la sortie des associés, la valorisation des titres et la résolution des blocages. Sa violation engage la responsabilité de l’associé fautif.

Qu’est-ce qu’une garantie d’actif et de passif ?

C’est l’engagement pris par le cédant d’indemniser l’acquéreur si des dettes ou des pertes trouvant leur origine avant la cession apparaissent après celle-ci (redressement fiscal, litige prud’homal, créance irrécouvrable…). Son plafond, sa franchise, sa durée et la garantie bancaire qui l’accompagne se négocient : c’est souvent le point le plus sensible du protocole.

Comment révoquer un dirigeant ?

Dans une SARL, le gérant est révoqué par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales ; sans juste motif, la révocation peut ouvrir droit à des dommages-intérêts. Dans une SAS, les conditions sont celles prévues par les statuts. Dans tous les cas, la procédure doit être respectée et le dirigeant mis en mesure de présenter ses observations : une révocation brutale peut coûter cher.

Que faire en cas de blocage entre associés à 50/50 ?

Commencez par vérifier ce que prévoient les statuts et le pacte d’associés. À défaut de solution conventionnelle, une négociation ou une médiation permet souvent d’aboutir au rachat des titres de l’un par l’autre. Si la société est paralysée, le juge peut désigner un administrateur provisoire ; la dissolution pour mésentente reste le dernier recours.

Faut-il déposer sa marque ?

Oui. En France, le droit sur une marque naît de son enregistrement : le premier qui dépose est, en principe, le titulaire. Un dépôt à l’INPI protège la marque pendant dix ans, indéfiniment renouvelables. Il doit être précédé d’une recherche d’antériorité, pour s’assurer que le signe est disponible.

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