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Expertise · Saint-Côme Avocats

Contentieux commercial

Factures impayées, litiges contractuels, concurrence déloyale, rupture brutale de relations commerciales : le cabinet défend vos intérêts devant le tribunal de commerce et les juridictions civiles, de la mise en demeure à l’exécution de la décision.

Un litige commercial se gagne souvent avant l’audience : par le choix de la bonne procédure, la préservation des preuves et une stratégie claire sur ce que vous voulez obtenir. Mathilde Ignatoff et Romain Boulet interviennent depuis de nombreuses années en contentieux des affaires, en demande comme en défense, devant toutes les juridictions commerciales et civiles — et devant les tribunaux arbitraux.

Recouvrer vos créances

Avant toute action, deux vérifications s’imposent : la solvabilité de votre débiteur, et l’absence de procédure collective à son encontre — qui change entièrement la marche à suivre. Nous choisissons ensuite l’outil adapté au montant, à l’urgence et à l’existence ou non d’une contestation.

  • Mise en demeure : elle fait courir les intérêts et suffit souvent à débloquer la situation ;
  • Injonction de payer : procédure rapide et sans audience, lorsque la créance n’est pas contestée ;
  • Référé-provision : une décision en quelques semaines lorsque l’obligation n’est pas sérieusement contestable ;
  • Saisies conservatoires : pour geler les comptes ou les biens du débiteur avant même d’avoir obtenu un jugement ;
  • Assignation au fond : lorsque le débiteur conteste sa dette.

Entre professionnels, le délai de paiement ne peut en principe dépasser soixante jours à compter de la date d’émission de la facture, et tout retard fait courir de plein droit des pénalités ainsi qu’une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement.

Litiges contractuels

Inexécution, retard, malfaçon, prix contesté, clause abusive : le Code civil offre au créancier d’une obligation mal exécutée plusieurs remèdes — exception d’inexécution, exécution forcée, réduction du prix, résolution du contrat, dommages-intérêts. Nous identifions le levier le plus efficace et le moins risqué au regard de votre contrat et de la relation que vous souhaitez, ou non, préserver.

Concurrence déloyale et parasitisme

Dénigrement, confusion entretenue avec vos produits, détournement de clientèle ou de fichiers, débauchage désorganisant votre entreprise, exploitation de vos investissements sans contrepartie : ces pratiques engagent la responsabilité de leur auteur. L’enjeu est souvent la preuve : nous pouvons obtenir du juge, avant tout procès, l’autorisation de faire procéder à des constatations par un commissaire de justice. Voir aussi : comment mettre fin à une concurrence déloyale ?.

Rupture brutale et déséquilibre significatif

Le Code de commerce sanctionne la rupture brutale d’une relation commerciale établie, sans préavis écrit suffisant au regard de sa durée : la victime peut obtenir réparation, généralement calculée sur la marge perdue pendant le préavis qui aurait dû être respecté. Il sanctionne aussi le fait de soumettre un partenaire à des obligations créant un déséquilibre significatif dans les droits et obligations des parties.

Ces litiges relèvent de juridictions spécialisées — pour Montpellier, le tribunal de commerce de Marseille — et, en appel, de la cour d’appel de Paris. Nous intervenons en demande comme en défense.

Devant le tribunal de commerce

Les litiges entre commerçants et sociétés commerciales sont jugés par le tribunal de commerce, composé de juges issus du monde de l’entreprise. La représentation par avocat y est obligatoire au-delà de 10 000 €, sauf exceptions. Nous préparons le dossier, rédigeons les écritures, plaidons, puis vous accompagnons en appel si nécessaire.

Les délais à connaître

  • 60 jours : délai de paiement maximal de principe entre professionnels, à compter de la facture ;
  • 1 mois : pour former opposition à une ordonnance d’injonction de payer signifiée ;
  • 1 mois : pour faire appel d’un jugement, à compter de sa signification ;
  • 2 mois : pour déclarer votre créance si votre débiteur fait l’objet d’une procédure collective, à compter de la publication au BODACC ;
  • 5 ans : délai de prescription de droit commun des obligations entre commerçants.

Faire exécuter la décision

Obtenir un jugement n’est que la moitié du chemin. Avec les commissaires de justice, nous mettons en œuvre les voies d’exécution : saisie des comptes bancaires, saisie des biens, inscription d’hypothèque judiciaire ou de nantissement sur le fonds de commerce du débiteur — jusqu’au paiement effectif.

Votre situation

L’une de ces situations est la vôtre ?

Répondez à quelques questions ciblées – moins de 7 minutes – et un avocat du cabinet vous rappelle avec une première lecture de votre dossier.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

Mon client ne paie pas : par quoi commencer ?

Par une mise en demeure écrite, qui fixe un délai et fait courir les intérêts. Vérifiez en parallèle sur le BODACC que votre client ne fait pas l’objet d’une procédure collective : dans ce cas, il faut déclarer votre créance, et non l’assigner. Faute de paiement, nous choisissons avec vous entre injonction de payer, référé-provision et assignation au fond.

Injonction de payer ou référé-provision : quelle différence ?

L’injonction de payer est une procédure sur requête, sans audience, adaptée aux créances certaines et non contestées ; le débiteur peut toutefois former opposition, ce qui ouvre un débat contradictoire. Le référé-provision est une procédure contradictoire et rapide, qui permet d’obtenir une provision lorsque l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Si la créance est réellement discutée, il faut agir au fond.

Suis-je obligé d’avoir un avocat devant le tribunal de commerce ?

Oui lorsque la demande dépasse 10 000 €, sauf exceptions prévues par les textes. En dessous, vous pouvez vous défendre seul, mais la procédure et la preuve obéissent à des règles précises : l’assistance d’un avocat reste souvent déterminante.

Combien de temps dure une procédure ?

De quelques semaines en référé à un an ou davantage au fond, selon la complexité du dossier et le calendrier de la juridiction. Nous vous donnons dès le premier échange une estimation réaliste — et recherchons, lorsque c’est possible, une issue négociée plus rapide.

Mon partenaire a mis fin à notre relation sans préavis : que puis-je obtenir ?

Si la relation commerciale était établie — stable, régulière, d’une certaine durée — sa rupture sans préavis écrit suffisant ouvre droit à réparation. L’indemnité est généralement calculée sur la marge brute que vous auriez réalisée pendant le préavis manquant. Le préavis raisonnable dépend notamment de l’ancienneté de la relation et de votre degré de dépendance.

Un concurrent a recruté plusieurs de mes salariés : est-ce de la concurrence déloyale ?

Le recrutement de salariés d’un concurrent est libre en principe. Il devient fautif lorsqu’il s’accompagne de manœuvres — dénigrement, détournement d’informations confidentielles — ou qu’il désorganise votre entreprise. La rapidité est essentielle pour préserver les preuves : consultez-nous sans attendre.

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Décrivez-nous votre situation : un avocat du cabinet vous répond sous 48 h ouvrées. Vos échanges sont couverts par le secret professionnel de l’avocat.

Adresse du cabinet

30, rue Foch
34000 Montpellier

Lignes directes
Mathilde Ignatoff Avocate associée 06 75 71 96 94
Romain Boulet Avocat associé 06 72 04 16 71

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